Histoire des Cévennes

L’histoire des Cévennes remonte à la préhistoire , 5 000 ans av. J.-C , lorsque ce vaste territoire situé au sud de la France accueillait ses tout premiers habitants. Depuis, de nombreux évènements se sont succédé au fil des siècles, avec quelques époques marquante s qui ont apporté des changements radicaux dans les nombreuses communes du Gard, de la Lozère et des Cévennes.

Les premières traces de civilisation

Suite à des fouilles menées dans les Cévennes, des chercheurs aura ient découvert une partie de la boîte crânienne d’ un être humain, plus précisément d’un homme. Ce reste humain avait été découvert dans les petites projections volcaniques d u volcan pléistocène de Denise, situé à proximité de Puy-en- Velay . Quant à son existence, elle remonterai t à l’ère des glaces . Cette époque est également marqu ée par l ’ apparition de l’homme . D’autres recherche s attestent le fait que l’homme de la préhistoire à fouler le territoire cévenol. En effet, en fouil lant dans les grottes et les abris potentiels sous roche à Lozère, dans les Causses des Cévennes ainsi qu’en Ardèche , les scientifique s découvrent à nouveau des dessins gravés dans la roche détaillant le mode de ces personnages préhistoriques. Une civilisation qui, peu à peu , s’élargi t et évolue au fil des siècles. C’est ainsi que, durant plusieurs décennies, quelques civilisations ont laissé derrière elles les trace s de leurs existences, co mme les menhirs et les dolmens servant aujourd’hui de repère pour les marchands ambulants, les bergers et les randonneurs .

De l’âge de bronze à l’ âge de feu, les vestiges des civilisations ont été peu à peu retrouvés. En effet, plusieurs débris , bijoux en or et objets ayant servi ont été découverts et répartis au musée du Puy-en-Velay et au musée de Lyon. Hachettes, lances, aiguilles et autres éléments ont été recueillis, siècle par siècle , durant le paléolithique, le néolithique et la préhistoire. Visitez sans hésiter le musée de la Société d’Agriculture situé à Mende et découvrez ce s splendide s vestige s de l’âge de Bronze qui n e sont autre s que les pointes de flèches, bagues et autres bibelots. Les nombreuses sépultures, situées près des dolmens, témoignent, quant à elles, l’existence de plusieur s civilisations qui ont vécus durant l’ère norvégienne. Au début de l’ère historique, les Ligures , également appelés Oppida, occupent le sud-est du territoire français .

À l’aube d’une ère nouvelle

Depuis l’arrivée des Ligures, le sud de la France commence à se développer grâce, précisément, à la venue massive des colporteurs. Doté de nombreuses voies de ci rculations, le Midi méditerranéen favorise en effet la communication entre plusieurs villes et pays. Le sud-est communique en effet désormais avec l’Italie et même l’Espagne. Les Cévennes entrent dans l’époque du progrès. L’ arrivée des Phéniciens durant le 17 e siècle avant J.-C. marque également le début d’une nouvelle ère. Ces derniers se sont en effet définitivement installés sur la côte au 6 e av. Jésus-Christ, notamment à Adge et Marseille .

Au 4 e siècle av. J.-C. , les Gaulois et les Celtes prirent possession de la région avant de céder l’occupation à l’armée carthaginoise au cours de l’an 218. Une civilisation qui ne resta que peu de temps, après l’invasion inattendue de l’ armée romaine ayant accosté à Marseille. Rome prend en effet les rênes et occupe désormais le littoral gaulois .

Les Cévennes romaines

Durant la domination romaine, le territoire cévenol entreprend une nouvelle marche vers le progrès. Marseille étant s itué e dans une zone stratégique et propice aux échanges maritimes, les Romains procédèrent à l’amélioration des routes menant aux côtes, j adis empruntées par les Carthaginois . La conquête de la Gaule fut alors entreprise par Jules César qui donna le nom de Cevenna aux Cévennes. Un territoire qui sera traversé par les troupes romaines, en février 52 , afin de faire diversion au cours de l’attaque en Auvergne .

Après cette attaque, la Province romaine change de nom et devient la Narbonnaise. Néanmoins, bien qu’elle soit devenue une province proconsulaire, les traditions locales furent entièrement re spectées, quelle que soit la ville. Entre-temps , la domination narbonnaise se poursuivit et ce furent les villes de Toulouse, Nîmes et Béziers qui déposèrent les armes .

Cependant, malgré le déclin de l’Empire romain , la population sera fortement imprégnée de la culture et tradition romaine. La population, jusqu’à nos jours, continue en effet d’échang er dans un latin transformé . Parallèlement, le christianisme a réussi à trouver une place de choix au sein de cette région narbonnaise .

Les grandes inva s ions dans les Cévennes

Le christianisme, plus précisément le protestantisme, se propageant à gr ande échelle dans les Cévennes annonce le début de nouvelles conquêtes et guerr es religieuses et territoriales. Ce sera en effet en 419 que les Visigoths s’ installeront en Aquitaine, suite à l’approbation de l’empereur Honorius, et dans le reste de la Narbonnaise . Considérés comme un peuple barbare, les Visigoths n’ont cependant pas profité de leur domination pour ériger des édifices témoignant leur occupation. Seuls quelques sépultures et bibelots marquent la trace de leur passage. Et pourtant ce fut un peuple qui jouissait d’une puissance considérable compte tenu de l’étendu de leur territoire sur presque toute l’Espagne, en passant par Orléans .

Le déclin du peuple Visigoths sera marqué pa r la victoire de Clovis en 507 chassé , au 8 e siècle, par les Sarrasins , des pillards de grand chemin qui n’ont rien édifié durant leur règne . Ce ne sera que durant la croisade que de nouveaux changements survinrent. Peu à peu, une nouvelle monarchie s’instaura favorisant l’essor du comte de Toulouse qui avait des vassaux à Béziers et à Nîmes .

La religion dans les Cévennes

La culture gallo-romaine étant très ancrée dans la population du comté de Toulouse, il ne fallut pas longtemps pour que les convictions chrétiennes , venues d’ Orient par la mer , arrivent jusqu’ au sud de la France et prennent de l’avance par rapport au nord. Doucement, les peuples accueillent le protestantisme, une religion pourtant interdite en France, notamment durant le règne de Louis XIV. Des guerres de religion ont alors éclaté , marquant précisé ment la chu te progressive des protestants , alors minoritaires. Mais la Révolution française de 1798 annonce cependant le début d’une époque prospère pour les protestants, condamnés à fuir dans le « désert ». La liberté de culte sera proclamée par Rabbaut Saint-Étienne.