Géographie des Cévennes

Lorsque l’on évoque la géographie des Cévennes, on pense directement à la géographie du parc qui paraît si particulière. Le parc National des Cévennes fait en effet partie des rares parc s situés en moyenne montagne. Une situation lui permettant d’obtenir la catégorie V des aires protégées terrestres de l’UICN .

La situation géographi qu e des Cévennes

Sur le plan géographique, les Cévennes étaient situé es sur la lisière sud-ouest, est et sud-est du Massif central. Cela induirait que les Cévennes s’agrémenterai ent de plusieurs massifs de basse ou moyenne altitude , comme la montag n e Noire située dans l’ Aube, le massif de l’Aigoual ou encore les vallées des Gardons .

Cependant, cette définition des Cévennes sera rapidement remplacée par celle retenue par Martel, célèbre spéléologue, mais également explorateur. Depuis, la région des Cévennes, en terme géographique, comprendrait des massifs granitiques et s c histeux. Cette dernière se situerait donc entre le massif du mont Lozère et le mont Aigoual localisé au sud-ouest. Neuf départements sont compris dans la région , dont le Gard, l’Hérault, le Tarn et l’Ardèche. Néanmoins, si l’on prend les choses au sens strict , seuls les département s du Gard et de la Lozère appartiennent aux Cévennes. La région, très enclavée, accueille en effet le Parc national des Cévennes qui se trouve , en grande partie en Lozère . Ainsi, les Cévennes compren nent p lusieurs villes et villages comme Alès, Gange , Anduze , Mende ou encore le Saint-Jean-du-Gard .

Le paysage cévenol

Cette situation géographique confère aux Cévennes un paysage tantôt désolé, tantôt boisé. Le relief cévenol sembl e effectivement étroitement lié au substrat géologique. Constituée principalement de schiste et de granite, cette région s’agrémente , par exemple , de profondes vallées de schistes résistant difficilement à l’enfoncement de l’eau. Quant aux massifs granitiques, ils apportent au x Hautes Cévennes des formes arrondies tandis que la région des Causses offre le plus vaste massif karstique du territoire européen .

Les Cévennes se parent alors de nombreuses vallées encaissées et d’innombrables crêtes. Du côté du massif de l’Aigoual, les terrains volcaniques ou calcaires affluent. Les schistes, abordant une couleur sombre, se couvrent d’une forêt resplendissante tandis que du côté des Causses, le paysage se transforme en cany ons et en profondes vallées encaissées, un véritable défi pour les amateurs de canyoning . Suite aux rafales de vent et a ux hivers particulièrement froids, l e paysage des Causses paraît cependant hostile à l’agriculture. C’est ainsi que les habitants des Causses se tournent davantage vers l’ élevage des brebis dont le lait servira à produire le fameux fromage de Roquefort. Seul s les fonds des canyons , dotés de serres naturelles, restent favorables à la culture en terrasses de fruits et légumes ainsi que de la vigne .

Quant au paysage des grandes villes telles de Montp ellier, Nîmes ou Béziers, il s’agrémente d’une végétation plutôt pauvre, dominée par la g arrigue. La garrigue qui apporte à ces régions un caractère sauvage, notamment quand le soleil estival vient éblouir cette vaste étendue essentiellement composée de petites montagnes atteignant difficilement les 500 mètres d’altitude. Le climat joue en effet un rôle important dans la diversité du paysage cévenol .

Le climat des Cévennes

Le climat dans cette région sud de la France se distingue par des étés chauds et des hivers froids. Jouissant d’un climat méditerranéen , les Cévennes connaissent en effet des sécheresses importantes, notamment en été. En automne, les précipitations prennent le relai et semble nt particulièrement fortes .

L’hiver, quant à lui, se caractérise par des chutes de neige importantes, notamment en hauteur. Rappelons que c’est en hauteur, au niveau des sommets des Cévennes, que se rencontrent les vents chaud s venant de la mer et l’air froid de l’océan Atlantique. Par ailleurs, en progressant en hauteur, le climat se transforme progressivement en montagnard. Des variations climatiques favorisant ainsi l’épanouissement de l’écosystème cévenol. Un écosystème mis en valeur par le parc National des Cévennes, inauguré en 1969, également doté d’une géographie fort intéressante .

La géographie du Parc n ational des Cévennes

Difficile d’évoquer la géographie des Cévennes sans parler de son Parc national. Notons que celui-ci englobe en effet la Lozère et u ne partie du Gard et s’étire sur plus de 94 279 hectares . Il accueille, par conséquent, le mont Aigoual, le mont Lozère ainsi que les Causses. Un paysage fort varié qui atteste le caractère sauvage des Cévennes, avec leur relief dominé par le schiste et le granite . Le mont Lozère se compose d’ailleurs de granite venant des entrailles de la Terre , 280 millions d’années plus tôt, tandis que les plateaux se parent d’ un sol froid cultivé par les habitants .

Le mont Lozère, point culminant de la Lozère, et ses environs permettent également d’avoir un aperç u de la géographie des Cévennes. On remarque, par exemple, l ’abondance des pins et de la lande sur le mont Lozère, jadis colonisé par les forêts de sapins ou de hêtres. C’est précisément dans ces forêts que cohabitent sangliers, chevreuils et cerfs, récemment réintroduits dans le parc. Un autre élément intéressant présent sur le mont Lozère, la tourbière. Ce petit marécage acide où se forme la tourbe semble en effet présent en nombre sur la montagne, favorisant ainsi l’épanouissement de plusieurs espèces comme les batraciens, très appréciés par les oiseaux migrateurs. La faune et l a flore sont en effet abondantes dans le Parc national des Cévennes , faisant de ce dernier l’un des plus importants parc s nationaux de France. On dénombre effe ctivement plus de 1 600 espèces végétales, 208 familles d’oiseaux et environ 90 espèces de mammifères. Et si la population animale et végétale se porte aussi bien, c’est en partie grâce à certains évènements historiques qui ont eu un impact sur la population des Cévennes.

La géographie humaine des Cévennes

Après l’ exode rural, survenu au 19 e siècle, le territoire céven ol voit peu à peu sa population d iminuer. Les habitants abandonnèrent leur culture pour se tourner en effet vers l’exploitation du charbon. Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que les Cévenne s accueillent de jeunes urbains, souhaitant se rapprocher de la nature, qui vont changer et augmenter la population. C’est ainsi que le parc national des Cévennes, regroupant envir on 152 communes, abrite plus de 76 000 habitants, recensés en 2012.